Mais, tout le monde doit manger.

C'est une nécessité. Une chose dont aucun être vivant ne peut se passer. C'est un besoin primaire, mais c'est le seul de ce besoin qui a la capacité de nous tuer. Mais, tout le monde doit manger!

Je veux mettre ça au clair tout de suite. Jamais, dans tout mon processus de perte de poids/remise en forme/prise de contrôle sur ma vie j'ai arrêté de manger. Jamais je n'ai enlevé à mon corps cet apport énergétique vital. JAMAIS.

Faire un régime, couper drastiquement son apport alimentaire, changer du tout au tout nos habitudes relativement à la nourriture, c'est dire à son corps « je t'enlève ce dont tu as besoin, alors organise-toi pour ne plus en manquer ». Faites le test. Amener votre enfant dans un magasin de jouets et dites-lui; « c'est la dernière fois de toute l'année que tu vas avoir un cadeau. Il n’y en aura pas à ta fête, pas à Noël non plus, pas... Jamais. » Espérez-vous vraiment que votre enfant se dise « Je vais prendre juste un jouet, parce que demain, de toute façon elle va m'en donner un autre. » Votre corps et cet enfant ont la même vision.

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Ceci étant dit, tout le monde doit manger, mais tout le monde ne doit pas manger de la même manière, les mêmes quantités et surtout les mêmes aliments. Après avoir décidé que la grosse femme dans le miroir ce n'était pas moi (lien), j'ai eu un petit meeting avec elle. Un tête-à-tête pour qu'on se jase de notre belle relation de tout croche avec la nourriture. Ce meeting a duré quelques jours. Pendant ces quelques jours, j'ai analysé, en silence et en retrait de ma propre vie, ma relation et surtout mes agissements avec la nourriture. Le rapport était plutôt alarmant.

Je mangeais quand j'étais fatiguée.
(Mes deux enfants ne faisaient pas encore leurs nuits...)

Je mangeais quand j'étais anxieuse.
(Ma carrière d'auteur venait d'avoir sa première chance...)

Je mangeais quand j'étais triste.
(J'ai perdu mon grand-père paternel...)

Je mangeais toujours deux portions de tout.
(Je suis l'enfant qui avait encore « toujours faim »...)

Je mangeais quand je pouvais.
(J'arrivais toujours affamée à tous les repas...)

Je mangeais mal.
(J’avais toujours une bonne raison d'arrêter à un service à l'auto...)

Je mangeais parce que toutes ces choses nommées si haut me donnaient le gout de manger.

Après ce meetting de quelques jours, j'ai fait une petite liste des choses simples que je pourrais faire pour changer ces mauvais comportements sans envoyer le signal à mon corps que je ne le nourrirais plus.

  1. J'ai commencé à dire à voix haute « Là, normalement je mangerais parce que je suis (insérer ici l'émotion ou le sentiment rattaché à la nourriture). Mais, je ne mangerai pas, parce que je n'ai pas faim. »
     
  2. J'ai commencé à prendre des collations à haute teneur en protéines entre mes repas. Je mangeais plus, mais je dévorais moins.
     
  3. J'ai changé mes habitudes de conduite automobile en apportant toujours une collation santé dans ma voiture. Plus besoin d'arrêter, j'avais ce dont j'avais besoin.

    Le point le plus difficile, à intégrer est le numéro 4.
     
  4. J'ai arrêté complètement de me servir une deuxième portion de quoi que ce soit.

En faisant cela, j'ai réappris à entendre mes signaux de satiété. Parce que, l'enfant que vous amené dans un magasin de jouet et à qui vous dite « Aujourd'hui tu peux prendre un jouet, juste un. » Ça se peut qu'il chigne ou même qu'il fasse une crise. Mais, si vous lui dites « Mais, demain, tu auras droit à un autre jouet et après-demain il y en aura aussi un autre... » Il y a de fortes chances qu'il choisisse un seul jouet dans le bonheur et qu'il en profite bien plus que si vous lui en acheter deux tout de suite.

Quelle analyse de votre comportement envers la nourriture ressortirait d'un meeting avec vous-même?